Personne ne détient aujourd'hui la phrase « vous prenez ce traitement depuis mars 2023 ». Elle est éparpillée dans neuf ordonnances de deux médecins et onze délivrances dans trois pharmacies. Ordo reconstitue cet objet — la ligne de traitement — et en tire la seule liste qui compte le matin : les patients qui n'ont plus de quoi tenir.
Vérifier une interaction ou une posologie relève du dispositif médical de classe IIa (règlement UE 2017/745, règle 11), et la classification dépend de la destination revendiquée, jamais de la technologie employée : une simple condition qui dit « ne pas associer » est un dispositif médical au même titre qu'un modèle. Cette frontière n'est pas négociable.
Ce module-là sera acheté certifié auprès d'une base médicamenteuse agréée, pas reconstruit.
Pas une ordonnance de plus : le traitement lui-même, avec son début, ses renouvellements et ses changements de générique, quel que soit le prescripteur ou la pharmacie.
« Le patient devrait avoir du traitement, il n'en a plus. » Un calcul de couverture, pas une alerte clinique — c'est une question de stock, pas de prescription.
L'oubli n'est qu'une cause parmi d'autres : beaucoup d'arrêts sont des décisions. Six réponses possibles, six actions différentes — une seule est un rappel.
Sur un dossier de santé, une erreur silencieuse ne se rattrape pas. Chaque règle ci-dessous existe pour rendre une erreur visible plutôt que probable.
La fusion est déterministe et rejouable, vérifiée par des cas de référence. Un arbitrage opposable ne peut pas dépendre d'un tirage.
Rattacher, créer, ou mettre en revue. Un moteur qui tranche toujours est un moteur qui se trompe en silence.
Elle repose sur la substance, la forme et la voie. Changer de générique ne doit pas fabriquer une ligne de traitement fantôme.
Rapprocher deux dossiers sur un nom et une date de naissance est exactement la manière de mélanger deux patients.
Le vocabulaire suit la même exigence : on dit « traitement disponible », jamais « pris ». On mesure une possession, pas une ingestion — affirmer l'autre serait mentir sur ce qu'on sait.
Le moteur est écrit et testé. Tout ce qui le relierait à un patient réel ne l'est pas — et c'est volontaire.
| Brique | État |
|---|---|
| Moteur de fusion et de couverture | Écrit, couvert par des cas de référence |
| Source des prescriptions | Pas écrite — voir ci-dessous |
| Interfaces pharmacie, médecin, patient | Non réalisées |
| Envoi des messages aux patients | Non réalisé |
| Hébergement de données de santé, authentification professionnelle, analyse d'impact | Non réalisés |
Aucun patient réel ne doit toucher ce service avant que ces briques existent. Le dire sur cette page coûte moins cher que de le découvrir en officine.
La voie retenue pour recevoir les ordonnances est la messagerie sécurisée de santé de l'officine, où les patients envoient déjà leurs documents. Avant d'écrire ce connecteur, il manque une mesure que seule une pharmacie détient : combien d'ordonnances arrivent réellement dans cette boîte, chaque semaine ?
Un connecteur branché sur une boîte vide a l'air de marcher. Si vous tenez une officine et que vous pouvez répondre à cette question, cet échange nous est plus utile qu'une inscription.